• Les ponts de Paris III

    Les ponts de Paris

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    Les pont de Paris

    Au temps où Paris s'appelait encore Lutèce, seulement deux ponts enjambaient la Seine pour assurer la liaison entre ses deux rives et l'île de la Cité; le Petit Pont et le Grand Pont ou Pont Notre-Dame ainsi nommé aujourd'hui.

    Avec l'essor économique et démographique, la nécessité de construire de nouveaux ponts devient indispensable.

    Aux ouvrages de bois soumis aux risques de l'incendie succèdent les constructions de pierre, puis de fonte, d'acier et de béton.Le progrès dans  la connaissance des sciences physiques et celle des matériaux, apporte des influences nouvelles dans la conception des ponts; grâce aux ingénieurs les constructions se transforment en ouvrage d'art. 

    Ainsi les ponts de Paris reflètent l'évolution des techniques, de l'art, du commerce et de l'industrie, tendant à devenir de plus en plus fiables  et sécuritaires  sans nuire à la navigation fluviale longtemps importante et majeure pour l'approvisionnement de la capitale en matières premières.

     

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    Le Ponts des Arts

    Les pont de ParisLe pont des Arts, aussi appelé passerelle des Arts, est un ouvrage implanté entre l'Institut de France et le musée du Louvre. Il doit son nom au fait que le Louvre était appelé palais des Arts à l’époque de sa réalisation. Construit sur l'ordre du premier consul de France, Bonaparte, entre 1801 et 1804, c’est le premier pont en fer de la capitale, il est réservé aux piétons. Fragilisée par des chocs dus notamment à des barges, une partie de la passerelle s’effondre en 1979 sur 60 mètres. Reconstruit à partir des mêmes plans, mais en acier, entre 1982 et 1984, le pont ne comporte plus aujourd'hui que sept arches au lieu de neuf  reposant sur six piles en maçonnerie, l’élargissement des passes navigables seront alignées avec celles du pont Neuf. Le plancher de bois, les bancs et les arbustes tentent de recréer le charme de la promenade d'origine qui demeure toujours l'un des points de vue les plus séduisants de la capitale.

    Les pont de ParisL’ouvrage, qui enjambe la Seine, était  connu du monde entier pour ces milliers de  "cadenas d’amour"  que les couples venaient fixer le long du treillis métallique, désireux de symboliser ainsi la pérennité de leurs sentiments, avant de jeter la clé dans le fleuve.Dorénavant, cette pratique n'est plus possible, jugée trop dangereuse pour la sécurité et la stabilité du pont.

    Les pont de ParisDepuis le premier juin, les cadenas ont disparu pour laisser la place au  "street art" exposé sur les parapets du pont!Ephémères, les œuvres céderont la place cet automne à des panneaux en verre dûment approuvés par les architectes des bâtiments de France.En famille, en couple ou entre amis, la balade sur la passerelle y est fort agréable et les points de vue sur la Seine et ses monuments sont propices à des séances photos.

     

    La Passerelle Simone de Beauvoir

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    Ouverte uniquement aux modes de circulation douce, la passerelle présente un design moderne en structure lenticulaire. Ses cinq travées franchissent le fleuve sans appui dans l’eau . Équidistante des ponts de Tolbiac et de Bercy, cette passerelle relie le parvis de la bibliothèque François Mitterrand (Bibliothèque Nationale de France dans Paris 13ème, rive gauche) au parc de Bercy (Paris 12ème, rive droite).

     

    Les ponts de Paris IIILa passerelle Simone De Beauvoir est composée d'une structure métallique, dont une passerelle principale franchissant la Seine et de deux passerelles de liaison qui franchissent le quai François Mauriac et la voie express Georges Pompidou.Le platelage, plancher de chêne recouvrant le tablier, a une superficie de 4 000m2.

    Conçue  par l’architecte et concepteur Dietmar Feichtinger à la demande de la Ville de Paris, la maitrise d’œuvre a été confiée au Groupement Solidaire de Dieter Feichtinger Architectes et RFR SAS.C’est aux mains des entreprises Eiffel Constructions Métalliques, Joseph Paris et Solétanche-Bachy que la construction de la passerelle a été confiée. La Passerelle Simone de Beauvoir ou passerelle Bercy-Tolbiac est construite entre 2004 et 2006  cette passerelle pour piétons en acier est composée de treillis lenticulaire d’une longueur totale de 304 m sa portée principale est de 190 m et sa largeur de tablier de 12m. En Janvier 2005 commence la mise en place des pièces d’ancrage de la passerelle rive droite puis la mise en place des pièces d’ancrage rive gauche le 22 février 2005.

    À 95%, la passerelle a été fabriquée dans les ateliers d’Eiffel, à Lauterbourg, en Alsace dans le département du Bas-Rhin. 

    Les ponts de Paris IIILa lentille métallique géante pesant 627 tonnes (pièce centrale de la passerelle de 106 m de long et de 12 m de large) est transportée par voie d’eau depuis Lauterbourg, elle entame sa descente du Rhin le 21 octobre 2005 et arrive à Paris par la Seine le 30 Novembre 2005 pour être  hissée dans la nuit du 28 au 29 janvier 2006.

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    Utilisant les techniques de construction les plus avancées, la passerelle Simone de Beauvoir franchit la Seine d’une seule traite, sans pile intermédiaire. La structure est constituée de deux éléments indissociables en étroite relation : un arc tendu et une catène, partie suspendue convexe. Au centre, la rencontre de l’arc et de la catène forme la lentille, lieu d’animation de la passerelle.

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    Des ‘‘obélisques’’ (piliers) en acier disposés tous les six mètres relient l’arc et la catène et stabilisent l’ensemble. Cette structure assure la résistance de la passerelle vis-à-vis des intempéries. Des amortisseurs ont été intégrés à la structure pour un meilleur confort des piétons.

     

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    Les cheminements piétons suivent la forme des courbes du pont, en offrant une déambulation sur l’arc supérieur ou sur le tablier (plancher) inférieur. Le piéton peut aussi passer d’un niveau à l’autre, en empruntant des paliers d’échange.

     

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    Sur les deux rives, un escalier, doublé d’un ascenseur, permet l’accès aux berges.

    Depuis son inauguration, le 13 juillet 2006, elle accueille des activités et des animations temporaires.

     

    La passerelle Léopold Sédard Senghor

    Les ponts de Paris IIIAnciennement appelée Passerelle Solférino, nom emprunté à la victoire des troupes de Napoléon III sur les Autrichiens pendant la campagne d'Italie (24 juin 1859), la passerelle dont le platelage en bois exotique, a été rebaptisée par Bertrand Delanoë, maire de Paris, et Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie,  passerelle Léopold Sédar Senghor le 9 octobre 2006 en hommage à l'écrivain,  grand politicien sénégalais et académicien Léopold Sédar Senghor (1906-2001).

    Les ponts de Paris IIIInauguré par Napoléon III, le premier pont Solférino, construit entre 1858 et 1859, sur les plans de Paul de La Galisserie-Gallocher et de Jules Savarin, possédait  trois arches en fonte, des écussons en pierre de Saint-Ylie sculptés de l'initiale "N" et de la couronne impériale ornent la partie supérieure des avant et arrière-becs des piles. Il fut ouvert aux véhicules en 1861. Fragilisé par des chocs de péniche, il fut démoli en 1960.

    En 1961, on installa une passerelle en acier, piétonne et "provisoire", qui fut démolie en 1992.

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    Construite dans le cadre des travaux du Grand Louvre, la passerelle Solferino située entre le pont Royal et le pont de la Concorde, relie le quai et le Jardin des Tuileries au quai Anatole-Fance, à deux pas du Musée d'Orsay et en face du Musée National de la Légion d'honneur.Conçu par l’ingénieur architecte Marc MIMRAM entre 1997 et 1999, la passerelle actuelle franchit la Seine avec une seule arche de 106 mètres de portée, sans appui intermédiaire.L’arc s’appuie sur deux culées disposées symétriquement sur les perrés latéraux. 

    Les ponts de Paris IIISur le quai Anatole-France, à l'entrée de la passerelle, côté aval, une statue de Thomas Jefferson (1743-1826), réalisée par le sculpteur Jean Cardot, fut inaugurée le 4 juillet 2004, le jour de L'Independance Day.Thomas Jefferson rédacteur d'une partie de la déclaration d'indépendance des Etats-Unis (1776), a été l'ambassadeur des Etats-Unis en France de 1785 à 1789 puis le troisième président des USA entre 1801 et 1809. 

     

     

    Pont au Double

    Les ponts de Paris IIIL' histoire du pont au Double est intimement liée à celle de l'Hôtel-Dieu particulièrement surchargé lors des nombreuses épidémies à la fin du moyen-âge. Les administrateurs demandent en 1515 à François 1er, la construction d'un pont sur le petit bras de la Seine, ne pouvant s'agrandir davantage à l'est à cause de l'archevêché, afin d'y construire une extension. Toutefois, ce n'est qu'en 1626 sous le règne de Louis XIII que cette autorisation fut accordée aux frais et charges de l’hôpital dont la construction fut dirigée par l'architecte Christophe Gamard.

    Un pont en pierre de trois arches est alors construit sur lequel est édifié, en 1634, une salle à deux étages, dite du  « Rosaire », réservée aux femmes en couches. Le long de ce bâtiment s'étend un passage destiné au service de l'hôpital, passage que les riverains aimeraient bien pouvoir utiliser, car le pont voisin, le Petit-Pont, est sujet à de fréquents embouteillages.

    Les ponts de Paris IIIDès 1627, l'État sous la pression populaire, met en demeure les administrateurs de laisser le passage aux riverains. L'hôpital accepte d'ouvrir le pont au public sous réserve d'un acquittement de six deniers pour un cavalier et d'un double tournois pour un piéton d'où le nom de pont-au-Double qu'il porte encore.Le péage persista jusqu’à la Révolution.

    Le 4 juin 1634, peu de temps après sa construction, les garde-corps se rompent au passage d'une procession. Le  31 décembre 1709, le pont s'écroule malmené par les crus et les intempéries. On le reconstruit cependant, avec la salle du Rosaire, qui le surmonte. C'est en 1835 que le  bâtiment sera abattu. En 1847,  la décision de rendre navigable le petit bras de la Seine nécessite son remplacement par un pont ne comportant qu'une seule arche.

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    Arche unique de 31 m composée de deux arcs en fonte, entretoises en acier,  le pont actuel, d'une portée de 38m pour une longueur totale de 45m et d'une largeur de 20m fut construit entre 1881 et 1883, par les ingénieurs Henri-Prosper Bernard et Jules Lax lors de la conversion à la navigation du petit bras de la Seine. Les balustrades en fonte moulée sont recouvertes d'une couleur cuivrée.A la fin des années 1960, et dans le cadre du réaménagement du parvis Notre-Dame, le pont est interdit à la circulation automobile.

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    Ce petit pont pour piétons est très fréquenté car il conduit directement du quartier latin au parvis de Notre-Dame sur l’île de la Cité.Sur la rive gauche, il permet d'accéder au square René Viviani, site classé.

     

     

    Pont de la Tournelle

    A cet endroit se trouvait le pont Fust de l’île Notre-Dame (île Saint-Louis). Construit en bois en 1369, il reliait l’île Saint-Louis à la rive gauche. Il fut emporté par les eaux, est remplacé par un autre vers 1620, lui-même détruit par les glaces en 1637.

    Les ponts de Paris IIIL'ouvrage actuel datant  de 1928, d'une longueur de 122m et de 23m de largeur se compose d' une chaussée de 15 m et deux trottoirs de 4 m  et comporte 3 arches : 12m, 74m, 11m .Le système porteur de l'arche centrale possède  trois arcs en béton armé de 7m de flèche qui autorise désormais une navigation fluviale que les ouvrages précédents implantés au même endroit n’avaient pas favorisé.Le parement extérieur est revêtu de pierres de taille appareillées.

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    Le pont de Tournelle que l'on peut voir aujourd'hui  a été construit entre 1924 et 1928 sous la direction des ingénieurs Henri Lang & Deval et des architectes Pierre et Louis Guidetti, sur les vestiges  d’un autre pont en pierre datant de 1656.Cependant ce dernier  est rendu vulnérable à la suite de la grande crue de 1910, et sera détruit en 1918. Le pont de la Tournelle tient son nom d’une vieille tour de l'enceinte Philippe-Auguste construite à la fin du XIIè siècle  qui s’élevait sur ce quai de la rive gauche.

     

    Le projet, pour souligner la dissymétrie du pont qui épouse les formes de la Seine, prévoyait de surmonter la pile sud d’un socle surmonté d’une statue de Sainte Geneviève. Une oeuvre confiée à Paul Landowki, sculpteur français qui réalisera quelques années plus tard l’une des statues les plus connues au monde : le Christ Rédempteur de Rio de Janeiro. 

     

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    Alors que les plans du pont sont validés, Landowski remet en question l’orientation de Sainte-Geneviève, qu’il souhaiterait tournée vers Notre-Dame. Après de longues tractations, c’est le projet initial qui sera finalement ordonné, au grand dam de l’artiste qui n' assistera pas à l’inauguration du pont le 27 août 1928.Sainte-Geneviève, la sainte patronne de Paris regarde aujourd’hui encore vers l’Est, en direction des troupes d’Attila qui ont miraculeusement contourné Paris . 

     

     

     

     

     

    Pont de l'Archevêché

    Les ponts de Paris III(pont de l'Archevêché vers 1860)  

    En vertu d'une ordonnance du roi Charles X datant du 6 décembre 1827   sous la direction de l’architecte Ferdinand Jean Bayard de la Vingtrie et de l’entrepreneur Plouard (d’après le journal du Génie Civil des sciences et Arts par Alexandre Corrard Paris, tome 1-1828-p536), les travaux ont commencé le 1er avril 1828, et le pont a été livré à  la circulation le 4 novembre suivant, jour de la fête du roi Charles X.

     

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    (Le pont vers 1850-1854 gravure de Charles Meryon)  

    Ce pont doit son nom à l’Archevêché situé près de Notre-Dame, aujourd’hui disparu, incendié, pillé et saccagé lors des émeutes de février 1831... Le pont de l'Archevêché était soumis à un péage qui devait durer jusqu'en janvier 1876, mais que la ville a racheté après la révolution de 1848.

    "Ce pont en maçonnerie d'une longueur de 67, 20mètres, est composé de deux culées, de deux piles et de trois arches en arc de cercle. Celle du milieu a 17,10m de largeur sur 2,40m de flèche; les deux autres ont 15 mètres sur 2 mètres. La hauteur d'intrados de l'arche centrale est de 7,96m au-dessus de l’étiage. Elle est moindre que celle de tous les autres ponts situés sur le même bras, et cause sous ce rapport une véritable gène à la navigation.

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    (Détails du pont 1863)

    Malgré quelques travaux de restauration effectués en 1857,  la faible ouverture des arches cause de nombreux accidents et ces derniers poussent l'Administration à décider la reconstruction et l'élargissement de l'ouvrage en 1910,  afin d'améliorer le trafic fluvial, mais seuls quelques mesures d'urgence seront prises alors pour améliorer la sécurité de la circulation, dont celle du remplacement du parapet en fonte par un autre en pierre, plus solide..

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    Ce pont a été le lieu d'un accident étrange et spectaculaire. Un autobus de la Compagnie générale des omnibus  est en effet tombé du pont de l'Archevêché dans la Seine, le 27 septembre 1911. 

     

     

     

    Les ponts de Paris IIILe pont de l’Archevêché,  est un lieu de promenade agréable, réservé aux piétons et cyclistes. Reliant l’Île de la Cité au 5e arrondissement, il est également très apprécié par les amoureux, pour le charme qu'il dégage et la vue qu'il offre sur la cathédrale Notre-Dame.

    La mairie de la capitale a fait retirer des ponts des Arts et de l'Archevêché 37 grilles supportant chacune une demi-tonne de "cadenas d'amour"."A court terme" des messages seront diffusés auprès des touristes afin de les inciter à ne pas poser de cadenas mettant en danger la sécurité des ponts; à moyen et plus long terme la Ville va s'efforcer de proposer une alternative en mettant à contribution l'imagination des artistes.

     

    Pont Charles de Gaulle

    Les ponts de Paris IIILe Pont Charles de Gaulle, d'une longueur 207 m de long pour une largeur de 35 m, a été réalisé entre 1993 et 1996 par les architectes Louis Gérald Arretche et Roman Karansinsky, choisis à la suite d'un concours européen, lancé le 26 octobre 1987. (Commentaire du jury "Dernier des grands ponts construits sur la Seine, cet ouvrage adopte l'élégant profil d'une ligne horizontale continue. A la finesse du trait qui en résulte, accentuée par l'arrondi transversal d'un profil en aile d'avion, correspond la légèreté des points d'appui sur piles : remarquablement exécuté dans ses structures, l'ouvrage flotte, quasi aérien, porté sur le bout des doigts des corolles ..."). Les travaux entrepris en 1993  dirigés par Jacques Monthioux ont été terminés à l’été 1996. Le nouvel ouvrage d’art est inauguré le 8 août 1996 après 35 mois de travaux. 

    Les ponts de Paris IIIEn effet, dès le début des années 1980, le Sud-Est parisien, est un quartier en pleine mutation générale (construction du Palais Omnisports de Paris-Bercy, Bibliothèque Nationale de France etc...)
    En 1986, la construction de Pont Charles de Gaulle est décidée.
    Il est en effet prévu de doubler le Pont d'Austerlitz le plus chargé de la capitale, afin de mieux relier les quartiers de Bercy et de Paris-Rive Gauche, ainsi que les gares de Lyon et d'Austerlitz.

     

    Les ponts de Paris IIIEmblématique de la seconde moitié du XXe siècle par son design élégant et dernier pont construit sur la Seine à Paris au XXe siècle, il s'’intègre parfaitement dans son l’environnement en respectant le site du fleuve et l’esthétique du viaduc d’Austerlitz, distant de quelques 150 mètres, l’ouvrage se compose d’un tablier en acier profilé comme une aile d’avion, posé par l’intermédiaire de corolles en tube d’acier sur deux piles dégageant trois travées continues de 68, 84, et 55 mètres.  

     

     

    Passerelle Debilly

    Les pont de ParisLa passerelle piétonnière, conçue provisoirement afin de permettre la circulation des visiteurs durant la durée de l'exposition Universelle de 1900 qui occupait alors les deux côtés des berges de la Seine, a été construite par les ingénieurs  Jean Résal, Amédée Alby et André-Louis Lion . Elle a réussi à survivre aux menaces de destruction et reste un témoignage, au même titre que la tour Eiffel, de l’architecture métallique typique des années 1900. La ville de Paris, devenue gestionnaire de l’ouvrage en 1903, la déplace en 1906 plus en amont pour devenir un ouvrage permanent.

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    Elle reliait alors la rue du Vieux Paris, quai de Billy, actuel quai de Tokyo, et les palais des expositions militaires. Nommée durant la manifestation "Passerelle de l'exposition militaire", puis "Passerelle de Magdebourg" (une ville allemande,), son nom actuel lui vient de Jean Louis de Billy, un général du Premier Empire, mort à Iéna en 1806.  

     

     

    Les pont de ParisL'ouvrage est construite sur une charpente métallique reposant sur des piles en maçonnerie près des berges, décorées avec des carreaux céramiques Gentil & Bourdet vert foncé suggérant des ondulations .La travée centrale formée d’un arc à tablier intermédiaire a une portée de 75 m, les portées latérales  22,50m formées de deux demi-arcs de. Repeinte en 1991, son revêtement (platelage) a été restauré en 1997 avec des bois tropicaux. 

    L'ouvrage relie le quai de Branly  à l'avenue de New York .Rive droite, un passage souterrain, permet d'accéder à la rue de la Manutention, sur le côté du palais de Tokyo. Rive gauche, la passerelle conduit au Musée du quai Branly.

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    La passerelle est située en amont du pont de Iéna et en aval du pont de l'Alma.

    Le 18 avril 1966, un arrêté l'a inscrite au titre des monuments historiques.

     

     

     Pont au Change


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    Ce pont, situé sur un bras de la Seine, fait face au Grand-Châtelet. Le nom de pont au Change lui vient de ce que Louis VII ordonna que son change et tous les changeurs de Paris demeurent sur ce pont, qui d'origine était en bois. Ayant été brûlé le 14 octobre 1621, on le reconstruisit en pierre en 1639 ; il fut achevé en 1647, et bâti aux dépens des propriétaires incommutables des maisons qui sont dessus.

     

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    A l'extrémité des deux issues de ce pont, du côté du Grand-Châtelet, il y a un monument où l’on voit une statue de Louis XIV à l'âge de dix ans ; la Victoire paraît au-dessus, tenant une couronne de laurier dont elle va couronner le jeune Prince qui est élevé sur un piédestal à côté duquel Louis XIII et la Reine Anne d'Autriche, ses parents sont représentés grandeur nature, vêtus de leurs habits royaux. Ces figures sont en bronze, sur un fond de marbre noir . En-dessous de ces figures une représentation de deux esclaves en bas-reliefs : le tout a été sculpté par Simon Guillain.

    À l'autre extrémité de ce pont, vis-à-vis la tour de l'horloge du palais, est un très bon méridien, tracé dans cet endroit par M. de Cassini, en 1732, sous la prévôté de M. Turgot. (Ref: M. THIERY, guide des amateurs et des étrangers voyageurs à Paris, tome I, Hardouin et Gattey, 1787, p. 490-491).

     

    Les ponts de Paris IIIAvant la domination romaine, il existait un pont en bois  : c'est le Grand-Pont que cite Jules César dans la Guerre des Gaules. Ce pont fut détruit lors de la résistance organisée à Lutèce par le chef gaulois Camolugène, environ cinquante ans avant notre ère.Depuis, le pont ne cessa d'être reconstruit. Il le fut d'abord au même endroit, c'est-à-dire à l'emplacement de l'actuel pont Notre-Dame.Il portait alors le nom de Grand-Pont car il franchissait le grand bras de la Seine entre l’île de la Cité et le Grand Châtelet sur la rive droite, alors que le Petit-Pont enjambait le petit bras de la Seine.Lors d'une reconstruction ultérieure – vraisemblablement après la prise de la ville et l'incendie de Paris par les Vikings, à la moitié du IXe siècle –,  le Grand-pont fut déplacé à l'emplacement du pont au Change.

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    À partir de 1141, le Grand-Pont prit le nom de pont au Change, en raison des changeurs de monnaies  qui y avaient établi leurs officines sur ordre de Louis VII, ainsi que l’indique Thiéry. Ces changeurs avaient installé leurs bancs de change dans des boutiques construites sur le pont. Des artisans joaillers et des orfèvres avaient fait de même, interdisant définitivement toute vue sur le fleuve.

     

    Les ponts de Paris IIILe pont fut à plusieurs reprises endommagé par les crues du fleuve ou les glaces qu'il charriait. Le 24 octobre 1621, un incendie le détruit de fond en comble ainsi qu’un pont voisin, aujourd’hui disparu, le "pont aux Colombes" ou "pont Marchant". Les changeurs ayant sollicité du roi l’autorisation de reconstruire l’ouvrage à leurs frais, à condition de pouvoir y édifier des maisons, satisfaction leur est donnée par un édit royal de mai 1639, le roi participant lui-même aux frais de construction sur les "deniers extraordinaires". Ce pont, réalisé de 1639 à 1647, comportait sept arches en maçonnerie, dont six en Seine ; large de 32,60m, ce qui en fait le pont le plus large de la Capitale, et supportait deux rangs de maisons. Ce n'est qu'en 1786, par l'édit du roi du 7 septembre, que maisons et boutiques, qui défiguraient le pont, furent détruites, démolition saluée par les hygiénistes.

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    Au milieu du XIXe siècle, les contraintes de l’urbanisme Haussmannien nécessitent la reconstruction du pont qui ne correspondait plus aux alignements souhaités. Le nouveau pont, celui que nous connaissons actuellement, a été réalisé par les ingénieurs Vaudrey et Lagalisserie et  fut entrepris en 1858 sous le règne de Napoléon III à son nouvel emplacement.Il sera ouvert à la circulation le 15 août 1860.Les voûtes en maçonnerie trois arches elliptiques de 31 m d'ouverture intègrent des pierres taillées du pont précédent.

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    Le "N" impérial de Napoléon III au centre d'une couronne de lauriers, sculpté par Cabat sur les tympans placés au-dessus des becs circulaires, est identique à celui du pont Saint-Michel.

     

     

    Les ponts de Paris IIIAujourd'hui le pont au Change d'une longueur totale de 103 m, et d'une 
    largeur  de 30 m possède une chaussée de 18 m et  deux trottoirs de 6 m.Il est le prolongement du pont Saint-Michel, sa réplique parfaite, vers la rive droite.Les deux ponts sont un véritable trait d'union entre la place Saint-Michel, l'île de la Cité et la place du Châtelet.

     

     

     

    Pour consulter mes précédents articles sur les Ponts de Paris:

    -Partie I : ☞ ici

      

    - Partie II : ☞ ici

     

     

      

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    Sources: 

    http://blogpontsdeparis.blogspot.com.tr/2010/12/ils-sont-trente-sept.html

    http://www.expositions-universelles.fr/1900-passerelle-debilly.html

    http://les-memoires-a-part-de-luciole.over-blog.fr/article-30578646.html

    http://www.planete-tp.com/passerelle-simone-de-beauvoir-a-paris-a3133.html

    http://structurae.info/ouvrages/passerelle-simone-de-beauvoir

    http://www.nicolaslefloch.fr/Lieux/PontChange.html

    http://www.planete-tp.com/pont-au-change-a91.html

    http://paris1900.lartnouveau.com/ponts/pont_au_change.htm

    http://www.cparama.com/forum/pont-au-change-t14085.html

    http://www.barillot.com/paris_7.htm

    http://www.cparama.com/forum/pont-de-solferino-t14079.html

    http://blogpontsdeparis.blogspot.com.tr/2011/04/dun-pont-une-passerelle-de-solferino.html

    http://paris1900.lartnouveau.com/ponts/passerelle_leopold_sedar_senghor.htm

    http://www.planete-tp.com/passerelle-leopold-sedar-senghor-a96.html

    http://www.lesdelicesdemadame.com/archives/2011/05/26/21236859.html

    http://hoteldieurr.forumactif.org/t323-hrp-un-peu-d-histoire

    http://www.planete-tp.com/pont-au-double-a86.html

    http://structurae.info/ouvrages/pont-au-double-1883

    http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx1977x011x004/HSMx1977x011x004x0263.pdf

    http://paris1900.lartnouveau.com/ponts/pont_au_double.htm

    http://www.unjourdeplusaparis.com/paris-culture/sainte-genevieve-pont-de-la-tournelle

    http://blogpontsdeparis.blogspot.com.tr/2011/01/la-tournelle-sous-protection.html

    http://www.planete-tp.com/pont-charles-de-gaulle-a77.html

    http://blogpontsdeparis.blogspot.com.tr/2011/09/symbole-de-la-fin-du-xxe-siecle-le-pont.html

    http://www.scmf.com.fr/fiche_ouvrage1.php?id_ouvr=109

    http://www.art-et-histoire.com/print_p.php?Paris_archeveche

    http://www.parisetmoi.net/ponts/ponts2.htm

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_de_l%27Archevêché

     


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