• Frédéric Back

    Frédéric Back

     Frédéric Back, dans son appartement de Montréal, tapissé notamment de ses gouaches et tableaux

    Cet Alsacien militant actif de l’écologie, parti vivre au Canada après-guerre, est l’un des plus grands cinéastes d’animation, gratifié de deux Oscars. Sa vie bien remplie est marquée par le souci constant de protéger la planète, notre "mère nourricière". 

    Arrivé au Québec en 1948, ce fils de musicien, ne quittera plus jamais la Belle Province, dont il avait rêvé toute son enfance.

    Frédéric BackEn amorçant le tournage de "L'homme qui plantait des arbres", souvent considéré comme son film majeur, Frédéric Back allait forger, probablement sans le vouloir, une métaphore de sa propre condition et du travail qu'il allait abattre. Comme le protagoniste de Giono ayant patiemment planté des dizaines de milliers de semences, Back a créé un à un des dizaines de milliers de dessins qui allaient donner forme à une animation organique toute en harmonie et dont la pérennité ne s'est pas démentie.

     

      

    Frédéric Back

    Frédéric Back est né , le 8 avril 1924, à Sarrebruck en France, décédé le 24 décembre 2013 à Montréal au Québec. Fils d’un timbalier qui sonorisait les films muets et d’une assistante de fabricant de pinceaux, Back grandit à Strasbourg puis déménage à Paris avec sa famille en 1937. Il y étudie alors l’art à l’École Estienne.

    Back intègre ensuite l’École régionale des beaux-arts de Rennes, où il est étudiant de Mathurin Méheut, un artiste peintre spécialisé dans la représentation des créatures marines. Back commence sa carrière de peintre et expose ses œuvres au Salon de la Marine, à Paris, en 1946.

    Il avait toujours en mémoire les dessins et les peintures de Clarence Gagnon, des images merveilleuses du Canada parues dans L’Illustration. Il avait admiré le courage des soldats canadiens qu'il avait vus se battre en Bretagne. Le goût de connaître ce pays lointain ne le quittait pas.

    Une association cherchait des correspondants pour le Québec.Frédéric Back entame une relation épistolaire avec une institutrice, Ghylaine Paquin.Il émigre à Montréal en 1948 à l’invitation de sa correspondante, avec qui il se marie l’année suivante (ils resteront mariés jusqu’à la mort de Frédéric et auront trois enfants).

    Tout l’enchante dans sa découverte du Nouveau Monde : la féerie de la nature, la variété de cultures et d’animaux, la simplicité accueillante des Québécois.

     Back enseigne à l’École du Meuble et à l’École des beaux-arts de Montréal.En 1952, il entre au studio des arts graphiques de Radio-Canada. Il crée alors des illustrations et des effets visuels pour plusieurs programmes et construit des décors et des maquettes pour de nombreuses émissions éducatives et scientifiques. Il réalise également plusieurs illustrations historiques pour Samuel de Champlain, un court-métrage documentaire de l’Office national du film réalisé par Denys Arcand.

    En 1968, Back rejoint le nouveau studio d’animation de Radio-Canada, fondé par le producteur Hubert Tison.Back crée alors les séquences titres, les clips promotionnels et les présentations spéciales pour les programmes de Radio-Canada.

    Pendant plus de quarante ans, les interventions à l’antenne et les films de Frédéric Back vont bercer, enchanter tout un pays, avant de conquérir le monde entier. Nominé quatre fois aux Oscars, il en obtient deux pour ses chefs-d’œuvre : Crac ! (l’histoire merveilleuse d’une chaise sur plusieurs générations) et L’Homme qui plantait des arbres (d’après la nouvelle de Jean Giono).

    Frédéric BackMilitant écologiste avant l’heure, toutes les fins de semaine, il part avec Ghylaine et leurs trois enfants en villégiature sur une terre qu’il a achetée. Il élève une quantité d’animaux, cultive son potager et revient chaque lundi à Radio Canada avec une cargaison de salades et d’œufs à distribuer. À Montréal, il vit sur les flancs du Mont-Royal, en pleine campagne."La ville est passée de 300000 habitants à 4 millions à une vitesse folle. J’ai assisté à la déforestation massive de notre cadre de vie. Je regardais les arbres tomber, le cœur brisé.» Car «l’homme qui plantait des arbres», c’est Frédéric Back ! À son actif, plus de 300 000, dont un tiers, avec sa femme. Il a même dédié une forêt à Jean Giono.

    Film après film, ce magicien de l’animation, avec son imaginaire bienveillant, son empathie, sa tendresse et sa poésie, qui s’adresse à tous les âges, a écrit et dessiné une histoire du Québec et, plus largement, une forme de légendaire universel.

     

    Frédéric Back en quelques dates 

    8 avril 1924 : naissance à Sarrebruck (Allemagne).

    1937 : départ de Strasbourg pour Paris, puis Rennes.

    1941-1943 : enseignement de Mathurin Méheut aux Beaux-Arts de Rennes.

    1948 : traversée de l’Atlantique sur un vieux rafiot et arrivée au Canada.

    2 juillet 1949 : mariage avec Ghylaine Paquin, dans son village des Laurentides.

    1952 : engagé par Radio Canada comme illustrateur, puis scénariste pour les émissions religieuses, musicales et scientifiques.

    1968 : membre fondateur de SVP (Société pour vaincre la pollution).

    1970 : création d’un programme international d’animation pour la jeunesse.

    1983 : Oscar pour Crac !

    1988 : Oscar pour L’Homme qui plantait des arbres, d’après Jean Giono.

    1989 : Chevalier de l’Ordre national du Québec

    1990 : Membre de l’Ordre du Canada

    1991 : Prix Albert Tessier, Gouvernement du Québec

    1994 : Prix du Gouverneur général du Canada pour les arts du spectacle pour l’ensemble de son œuvre artistique, gouvernement du Canada

    2007 : Création du très beau site Internet (www.fredericback.com) par sa fille Süzel Back-Drapeau, artiste, et Nathalie Simard, réalisatrice multimédia.

    2010 : Prix pour l'ensemble de ses œuvres, Festival de l'animation de Zagreb

    Frédéric Back

    Frédéric BackGrâce à l' Oscar® remporté par Crac!, Frédéric Back réalise son rêve de porter à l'écran le merveilleux récit de "L'homme qui plantait des arbres" écrit par Jean Giono. La portée environnementale du message et la richesse de la philosophie exprimée dans ce texte concentrent des préoccupations déjà abordées dans ses films précédents.

    Son film, L'homme qui plantait les arbres (1987), contient 20 000 dessins et prendra cinq ans à le réaliser.Inspiré d’un récit de Jean Giono qui relate l’histoire d’un homme qui transforme à lui tout seul un paysage désertique, le film remporte plus de 40 prix, notamment un Oscar.

    Synopsis:

    "L'homme qui plantait des arbres" raconte l'histoire d'Elzéard Bouffier, un berger provençal, qui reboise patiemment un coin de pays d'où la vie s'était retirée. La fascination du narrateur pour l'homme et sa mission l'amène à retourner à la montagne à plusieurs reprises.

    Il y voit un paysage désolé et balayé par les vents se transformer graduellement: des sources, des champs cultivés et des villages bourdonnants de vie renaissent au cœur d'une incroyable forêt issue du travail tenace d'un seul homme habité d'une rare générosité.

    Message:

    Frédéric Back"Le reboisement est un remède nécessaire, mais ce n'est pas une solution qui autorise la destruction des forêts séculaires, si riches de variétés et hébergeant une multitude d'espèces vivantes, qui sans elles disparaissent pour toujours" souligne Frédéric Back

    L'homme qui plantait des arbres est sans doute le premier film d'animation au monde qui ait eu autant de répercussions. Frédéric Back souhaite que ce succès incite d'autres cinéastes d'animation à se pencher vers ce genre de sujet porteur de message et dont le public semble avoir soif.

    Frédéric BackL’œuvre de Back a puissamment contribué à sensibiliser aux dangers de la pollution environnementale. Encore aujourd’hui, ses films sont souvent cités en exemple. L’homme a lui-même généreusement offert de son temps et de son énergie pour militer en faveur d’une cause qui lui tenait à cœur. Pré-numérique, quintessence d'une approche artisanale de l'animation, l’œuvre a marqué les esprits tout en demeurant unique dans l’évolution récente de cette discipline. Il est d’ailleurs intéressant de noter que les principaux héritiers de l'art de Back bénéficient de moyens considérables, sans commune mesure avec ceux dont disposait le cinéaste. C’est par exemple le cas de Hayao Miyazaki, au Japon, dont les films, soutenus par le studio Ghibli, abordent des thèmes similaires. À sa façon, Frédéric Back a été un Elzéard Bouffier de l’animation. Obstiné mais discret, mû par une force tranquille, convaincu de la noblesse et de la justesse de son engagement, il a signé une œuvre qui impose le respect. 

    Un grand nombre des films de Back sont considérés comme des classiques de l’animation. Leurs qualités techniques, artistiques et culturelles font qu’ils servent aujourd’hui de références académiques dans de nombreuses universités et écoles d’art.

     

    ICI

     

    Sources:

    https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/frederic-back

    http://www.fredericback.com/cineaste/filmographie/lhomme-qui-plantait-des-arbres/index.fr.shtml

    http://www.fredericback.com/cineaste/filmographie/lhomme-qui-plantait-des-arbres/media_synopsis_V_1243.fr.shtml

    https://www.la-croix.com/Culture/Actualite/Frederic-Back-le-Noe-du-Quebec-_NG_-2012-06-15-819044

    http://revue24images.com/blogues-article-detail/1762

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  • Commentaires

    5
    Vendredi 19 Octobre 2018 à 10:18

    Bonjour ma petite Neige,

    J'ai relu ton article avec intérêt.

    J'espère que tu vas bien ? Fernand et moi allons bien.

    Nous avons du soleil et il fait frais le matin et le soir, doux l'après-midi.On profite du beau temps, c'est agréable en cette saison.

    Bonne journée et agréable week-end mon amie adorée, gros bisous.

    A lundi

    Florence

    4
    Mercredi 17 Octobre 2018 à 11:27

    Bonjour ma petite Neige,

    Intéressant ton article sur cet homme que je ne connais pas.Merci pour la découverte et les infos.

    J'ai mis ton autre blog dans mes liens, merci de m'autoriser à y venir.

    Merci pour tes commentaires qui me font toujours très plaisir, tu es adorable.

    J'espère que tu vas bien ? Fernand et moi ça va.Nous avons du soleil et de la douceur, c'est bien agréable en cette saison.

    Passes une bonne journée mon amie adorée, des gros bisous.

    Florence

      • Jeudi 18 Octobre 2018 à 01:21

        Merci Ma Flo  pour apprécier L'homme, l'artiste et ses engagements...Il a consacré toute sa vie à militer contre la pollution, la déforestation, etc...et quels multiples talents...un artiste complet !

        De gros bisous avec plein de soleil pour les accompagner

         

    3
    Mercredi 17 Octobre 2018 à 10:58

    coucou très bel article pour ce militant écologiste - je te souhaite une bonne journée - je fais seulement surface depuis 1 heure, car le matin le réveil est difficile - bisous Mamy Annick

      • Jeudi 18 Octobre 2018 à 01:14

        Merci Mamy Annick, 

        Un homme remarquable qui méritait que l'on parle de ses œuvres et de son combat!

        De gros bisous

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